Vendre sur les marchés en auto entrepreneur en Nouvelle-Zélande

Vendre sur les marchés en auto entrepreneur en Nouvelle-Zélande

A mon arrivée en Nouvelle-Zélande, j’avais en tête de monter un projet ici, vivre une expérience différente. J’ai donc décidé de créer mon entreprise et de vendre des créations artisanales, des desserts et des confitures sur les marchés et divers événements. Mais avant tout ça, j’ai cherché une multitude d’informations que j’ai eu du mal à trouver, voir que je n’ai pas trouvé. Alors après 8 mois à profiter pleinement de cette expérience, j’en profite pour faire le point, et répondre à vous questions, si vous aussi, vous avez envie de vous lancer !

Quelles sont les démarches pour obtenir une licence ? Comment se déroule l’inspection sanitaire ? Peut-on monter son entreprise avec un Permis Vacances Travail ? Quel salaire pouvez-vous espérez ? Je vous dis sur mon expérience d’auto-entrepreneur en Nouvelle Zélande.

Et si vous avez d’autres questions, ou des flous, n’hésitez pas à me poser toutes les questions nécessaires en commentaires !


Les démarches et l’obtention de la licence :

En Nouvelle-Zélande, les démarches administratives sont simplifiées, ce qui rend le processus beaucoup plus facile qu’en France. Si tu veux te lancer dans le domaine artistique, floral, ou autres, c’est extrêmement facile, il faut simplement que tu te déclares auprès du Council. Si tu souhaites vendre de la nourriture ou quoi que ce soit en lien avec la nourriture, tu dois faire des démarches plus spécifiques. Dans ce cas-là, tu dois remplir un Food control plan que tu trouves en ligne sur le site du gouvernement (et que tu devras imprimer) ou auprès du Council en version papier (chaque livret coûte $5). C’est un plan sanitaire qui regroupe absolument tout : ce que tu dois faire, de quelle façon, à quelle fréquence, pour quoi. Ces livrets sont vraiment simplifiés pour que tu puisses comprendre les informations facilement et t’identifier dans chaque rubrique. Une fois les livrets correspondant à ton profil rempli, tu dois prendre rendez-vous avec le Council de ta ville ou de ta région pour vérifier ton Food control plan. Pour ma part, la vérification a duré 5 minutes, c’est vraiment une formalité. Une fois la vérification faite, tu es enfin enregistré sur la liste des auto-entrepreneur de Nouvelle-Zélande. Dans les jours qui viennent, tu vas recevoir la facture de la licence (le montant varie en fonction des régions, à Nelson j’ai payé ma licence $220). Une fois celle-ci payée, tu as rapidement ton numéro de licence, ce qui te permet de travailler à ton compte en toute légalité.

L’inspection sanitaire :

Une inspection sanitaire a pour but de reprendre point par point les rubriques notées dans le Food control plan que tu as rempli pour vérifier si tout est en ordre. Cette inspection a lieu environ un mois après l’obtention de la licence. En général, tu as donc débuté ton entreprise avant cette inspection (c’est autorisé). Cette inspection dure en moyenne entre 1h et 1h30. Attention, elle est payante ! La personne en charge de notre inspection avait un tarif de $150 par heure. Si tout est aux normes, tu reçois simplement une validation quelques semaines après l’inspection. Si des problèmes ont été rencontrés durant l’inspection, tu as un mois pour les résoudre avant d’avoir une deuxième visite.

Faire les marchés, les festivals, les événements sportifs, etc. :

Chaque événement organisé à un coût et un public différents. Le prix pour un emplacement sur un marché varie entre $10 et $30. Le prix pour un emplacement sur un festival ou un marché à thème (marché de Noël par exemple) varie entre $100 et $200. N’hésites pas à aller te renseigner auprès d’une office de tourisme pour être au courant des événements et marchés aux alentours.

Tu peux aussi être un vendeur ambulant, mais c’est plus compliqué. En Nouvelle-Zélande, la rue n’est pas publique. Ce qui signifie que le trottoir sur lequel tu marches dans la rue appartient à la boutique qui est devant par exemple. Si tu as repéré un emplacement intéressant, tu dois donc demander à cette boutique l’autorisation de t’installer ici (en échange d’une contrepartie monétaire en général). Certains emplacements appartiennent au Council également, mais ils coûtent chers (environ $4000 l’année).

Le salaire :

Comme toute personne travaillant à son compte, le salaire versé varie d’une semaine à l’autre, il est donc très difficile d’estimer un salaire fixe. Participer à un festival ou un gros marché a un coût, mais la fréquentation et la renommée de ce genre d’événement vous permet de vous faire un beau chiffre d’affaire. La période estivale est en général une très bonne période, il y a énormément de touristes qui aiment se balader sur les marchés. A raison de trois marchés par semaine, mon salaire peut varier de $80 à $400 par semaine. Il faut toutefois savoir que mes produits ont des petits prix : je vends des confitures à $8 et des desserts à $5 maximum. J’ai rencontré des vendeurs qui avaient un chiffre d’affaire de plus de $500 par marché.

Petites informations utiles :

  • En Nouvelle-Zélande, tu as la possibilité de cuisiner depuis chez toi.
  • Attention à bien définir votre public et donc vos zones de vente : mes créations craft se vendent très bien à Nelson, auprès d’un certain public, mais elles ne correspondent pas du tout au public de Motueka par exemple.
  • Tu peux exercer en tant qu’auto-entrepreneur avec un PVT.
  • Pour en savoir plus sur mon aventure : le projet A fleur de rue

Cet article a 5 commentaires

  1. bonjour, je suis ravie d’avoir découvert ton témoignage et ton site ! je souhaite également partir en nouvelle zélande et l’idée de pouvoir vendre mes créations la bas me plairait énormément (je créer des bijoux que je vend via etsy et évements ponctuels). quand tu dis que le statut d’auto entrepreneur est possible avec un PVT, tu veux dire que tu as le statut d’auto entrepreneur en france ou tu as également fais des démarches pour etre auto entrepreneur en NZ? merci d’avance 🙂

    1. Bonjour Laurine, je suis contente de voir que mon témoignage peut aider d’autres personnes ! Pour être entrepreneuse sur place, j’ai du faire les démarches directement en Nouvelle-Zélande. C’est encore plus simple que pour moi, puisque tu n’as pas les contraintes liées à la nourriture. Il te suffit de te rapprocher de ton Council et de faire les démarches sur place pour pouvoir être à ton compte, et ensuite vendre sur les marchés/événements (ou en ligne si tu le souhaites !). N’hésite pas si tu as d’autres questions ou si tu veux approfondir le sujet ! 🙂

  2. Bien intéressant comme article! =) Si j’ai bien compris, je n’aurais pas à transférer ma microentreprise française vers la Nouvelle-Zélande, mais j’aurais à en créer une nouvelle là-bas? A ce sujet, quel est le nom équivalent de «microentreprise» lorsque l’on veut discuter avec le Council (home based businesses)? Est-ce que tu aurais s.t.p un hyperlien du gouvernement de N-Z qui indique qu’il est possible d’exercer avec un PVT? =)
    Pour information, je souhaite aussi vendre des aliments en parallèle de produits de l’artisanat (sur internet et sur les marchés). Est-ce que tu sais s’il est possible de vendre des produits à l’international en parallèle de la vente en N-Z (ex. via le web en France et en Australie)? De plus, est-ce que tu penses que cela vaut la peine de créer une microentreprise en N-Z pour une période de 12 mois seulement (durée du PVT)?
    A mon avis, cela est court si l’on considère le temps nécessaire pour trouver un appartement et le temps d’organiser la logistique + formulaires et inspections. Tu en penses quoi? Enfin, je suis un peu confus à savoir si la déclaration de chiffre d’affaires se ferait sur ma microentreprise en France et/ou en Nouvelle-Zélande. Tu as une idée ?
    Merci beaucoup pour l’information et ton article! =)

    1. Hello Ben, ravie de pouvoir donner des pistes pour ton projet ! Je suis rentrée en France depuis mon expérience en NZ, mais je suis également en ME ici. Donc d’après mon expérience dans les deux pays, il me semble effectivement nécessaire de clôturer ta ME et de faire les démarches en NZ pour en créer une nouvelle (et donc déclarer ton CA sur place, mais ça vaut le coup de demander à la CCI en France). Par contre je n’ai pas utilisé de termes spécifiques mis à part en parlant de mon “business”, donc je ne vais pas pouvoir t’aider sur la traduction employée. Pour le renseignement AE/PVT : j’avais envoyé un mail au service d’immigration de NZ, qui m’avait validé l’information par retour de mail. Je n’ai aucune indication à te donner pour la vente en ligne parce que ce n’était pas mon cas, mais il me semble qu’il y avait un onglet à ce propos dans le food control plan, donc à priori c’est faisable (mais la NZ est très à cheval sur ce qui rentre sur son territoire, notamment sur la nourriture, donc ça peut peut-être être plus compliqué que prévu si tu as des retours client). Par contre, vu la facilité et le peu de charges administratives, tu peux ouvrir une AE en NZ pour moins d’un an. En un mois j’ai pu ouvrir la mienne, et j’avais en amont contacter les marchés et lieux qui m’intéressaient, donc ça a pu se faire très vite, je n’ai pas eu de pertes sur l’investissement. En arrivant fin août, j’ai ouvert mon AE mi-octobre et débuté de suite pour te donner un ordre d’idée. Si tu as d’autres questions, n’hésites pas, et tu pourras aussi certainement trouver des infos sur le groupe Facebook des français en NZ. Bon courage pour ton projet ! Chloé

  3. Merci Chloe pour ta réponse et tes conseils. Bon retour au pays! =)

Laisser un commentaire

Fermer le menu